L’appel du 18 juin.

 A part le titre qui est une trop belle occasion en forme de clin d'oeil, pour une fois je serai sérieux.

 

 

Les différents débats d’idées qui ont fleuri dans la gazette,  mais aussi sur d’autres réseaux sociaux, les échanges durant Pentecôte avec les uns et les autres, les mails qui circulent à la vitesse de la lumière,  me laissent à penser que beaucoup de personnes ont comme moi été déçues par ce qui a été fait cette année pour Pentecôte. Ce qui est somme toute logique.

Tout un chacun peut avoir un intérêt à ce que l’édition de cette année ne soit qu’un mauvais souvenir laissant  un goût amer, depuis  ceux qui se disent continuellement «vivement Pentecôte» à ceux qui profitent de Pentecôte pour retrouver leurs  amis qu’ils ne voient jamais durant l’année, depuis le commerçant qui espère que les recettes vont lui permettre de conserver ses emplois et pourquoi pas, ce n’est pas une honte, valoriser son fonds de commerce, à l’agriculteur qui dit «tiens je vais revoir ceux qui me louent mon gite rural à chaque pentecôte et dont j’ai vu grandir les enfants» et aussi j’imagine,  à l’amateur de corrida qui cette année n’aura pas pu dire «allez on descend en ville voir ce qu’il se passe».

 

J’ai pu me rendre compte que les clivages politiques avaient complètement explosés lors des débats d’idées autour de Pentecôte et il est clair que ce n’est pas une histoire gauche/droite/centre que l’on aurait bien voulu nous faire croire,mais bien un terrain sur lequels les individus se retrouvaient en accord ou en opposition.

On a vu aussi exploser au sein même des associations des conflits virulents sur la manière avec laquelle l’association dont ils faisaient partie devait de se positionner, pour d’autres, le flou est resté et reste encore de mise si j’en crois les amis vicois.

 L’effet «diviser pour mieux régner" de la part des élus politiques a bien fonctionné,  ainsi que la notion de mérite pour les associations.

Cela a généré des divisions qui auraient été inimaginables l’an dernier, de l’acrimonie des uns par rapport aux autres, et conséquence découlant du procédé, le choix pour certains  de jouer en solo plutôt que celui de jouer groupés .

On a vu fleurir des discussions âpres, des lettres anonymes, des broncas phénoménales, des phrases lâchées à l’emporte pièce qui ne veulent pas dire grand-chose «on a maté les bourgeois en les mettant dehors!», pas grand chose à voir avec une ouverture d’esprit, mais il semble les les bourgeois ne sont pas les seuls à être restés dehors si j’en crois les rues désertes…

Bref des choses pas terribles se sont dites, certaines devant être surement relativisées, atténuées, mais qui ont eu pour résultante  que les vicois en premier, durant Pentecôte, sans parler des « étrangers »,  se regardaient entre eux,  du coin de l’œil, franchement tout cela n’est pas génial, on a connu mieux et meilleure ambiance.

Difficile pour moi d’être plus velléitaire car on me le reprocherait, on me reprocherait aussi de n’être pas né à Vic et de ne plus y habiter, j’en accepte l’augure, et même celle de ne pas être "l’imbécile heureux d’être né quelque part".

Et bien tant pis, même si c’est un pavé dans la mare, je ne regretterai pas de  l’avoir lancé.

Je propose à tous ceux qui auraient la même vision que moi et partageraient l’envie de se regrouper,  éditorialistes  amateurs de la gazette, personnes ayant pris part aux débats d’idées sur les différents réseaux sociaux, habitants de Vic, de New York ou d’ailleurs , commerçants ou avocats, cadre supérieurs ou ouvriers,  architectes ou maçons, artistes de tous poils,  jeunes plein de fougue et d’envies , quadras motivés , quinquas remotivés et seniors toujours actifs, de nous regrouper en dehors de tous les clivages politiques, de tout regroupement de présidents d’associations ou de représentants de structures commerciales.

Si vous pensez que cette idée n’est pas bête pour devenir en premier lieu une force humaine qui décidera elle-même ensuite de son rôle à jouer dans pentecôte et des attributions qu’elle voudra bien ou pas se donner : 

Je vous propose de m’envoyer un mail à l’adresse suivante dédiée pour ce premier échange:

jeanlouisperrier32@orange.fr

En  indiquant ( vous choisirez les infos que vous voudrez me communiquer ) votre nom, prénom et téléphone, adresse et lieux de résidence habituel, éventuellement profession si vous pensez que cette notion est utile dans le débat et dans nos réflexions, mais de grâce évitons les mails anonymes…

Je vous propose aussi de faire suivre cela à tous vos amis via les réseaux sociaux, les sites internet, les newsletter,  afin qu’ils puissent réagir à cette proposition et que je puisse quantifier en fonction des retours (que je signalerai à tous ceux qui auront répondu) en m'engageant par l’intermédiaire de la gazette,  à faire un bilan dans quelques jours.  

Que le pavé que je lance puisse faire son chemin.

 Si ce n’est pas le cas, tant pis !

 Afin de prévenir toute réaction épidermique que je pourrais comprendre, il  ne s’agit surtout pas pour moi, d’être le moindre porte parole de ce regroupement. J’initie la chose, et si les retours sont tels que je pense qu'ils devraient être,  les individus intéressés, moi y compris, prendront le relai via un processus à définir pour imaginer la création d’un regroupement dont l’existence juridique, légale (ou pas) resterait à définir.

Peut être resterais-je seul, j’en accepte le risque, pas de soucis ce n’est pas grave, et je continuerai de temps en temps à envoyer des billets d’humeur à la gazette.

 

Jean Louis Perrier