Fin mai 2012.


Je reviens de Vic.

J'y suis allé témoigner que j'espère, coûte que coûte, que la fête pour tous pourra se refaire.

Différemment c'est sûr.

Si j'y ai retrouvé des amis, j'ai découvert un drôle de Vic. 

Plus de sourires gascons. Chacun se regarde en biais. 

Le plus grave c'est que tout à chacun a quelque chose à balancer sur son voisin, sur l'autre groupe, sur l'autre famille. On critique, on accuse, on dénonce. Un climat nauséabond qui rappelle de mauvaises années. Certains y mêlent des appartenances politiques comme s'il n'y avait que des "gens biens" ou des "cons" dans tel ou tel clan.


Vicois avez-vous remarqué que ceux qui vous épaulent par leur présence viennent beaucoup de l'extérieur? Pour une si petite bourgade d'un département isolé vous avez bien de la chance que l'on s'intéresse à vous. Mais vous aviez tout fait pour cela, non?


Dans "Clochemerle" il y a une rivalité communale à propos de pissottière publique.

A Vic, "pas de fête" donc pas de pissottière installée sur les trottoirs des rues en pente.

On pissait contre les murs. Retour aux sources. C'est ça la fête rendue aux vicois?


Je déjeunais dimanche au calme, au vide,  de la Maison Bleue. Un petit groupe de musicien entonna les refrains de féria. Pas mauvais instrumentistes les saxos et le trompette.

Il y avait avec eux un grand qui soufflait dans une basse; il émettait des sons qui se voulaient dans le thème, voulant égaler le trompette, mais ne correspondaient en rien au caractère du morceau, encore moins à une partie d'accompagnement de basse et le plus grave, errait en notes farfelues d'une manière qui avouait son ignorance de l'harmonie.

Très satisfait de lui, il ne montrait là que son manque de culture et d'humilité puisqu'il ne se rendait même pas compte à quel point, et par orgueil, il détruisait, à lui seul, ce que les autres essayaient de réaliser.


Je le reconnus comme l'un des employés au paiement du camping.


Il me semble qu'il y a à la mairie un autre bassiste qui joue dans le même registre que celui-là.


Toute musique a une fin , il suffit de s'armer de patience.


François Didierjean