Voilà six mois que je roule ma bosse en Amérique du sud.

Je vis des aventures surréalistes: J’ai été matador à Arequipa (Perou), mineur à Potosi (Bolivie), pêcheur-hippie à Horcon (Chili), fermier à Angaco (Argentine), et tant d’autres choses que je ne peux conter ici, et  surtout, dont tout le monde se fout.  

Le résultat d’un tel voyage, pour moi devait être un retour en fanfare et à hombros, à Vic, pour Pentecôte, une sorte de happy-ending démesuré, avec clap de fin, citation, larmichette et standing ovation.

Parmi mes proches, en 2009, Damien et J-B on fait un périple de 8 mois à travers l'Australie, la Thaïlande et le Cambodge, ils sont revenus pour Pentecôte.

Adrien et Xavier, en 2010 sont partis explorer la Nouvelle-Zélande, la Thaïlande et l’Indonésie pendant 8 mois, ils sont revenus pour Pentecôte.

Moi aussi j'ai pensé revenir pour Pentecôte, mais il n'y a pas Pentecôte !

Évidemment, des illuminés continueront d’égayer les ruelles de Vic, avec de la musique, des blagues et des déguisements.

Mais au mieux, ce que l’on verra,  sera une morne et lugubre réplique des belles années de notre fête, peinte de gens tristes et en colère, qui n’auront que le nom du maire à la bouche, juxtaposé à des insanités inutiles et contre-productives.

Et moi, je ne veux pas vivre ça : le vide du cœur ne s’accommode point d’un bouche-trou.

J’ai quitté Vic avec une espérance bien petite, je n’ai pas envie d’y revenir avec un désespoir immense.


Avant de démarrer cette petite aventure, lors de mon temps libre en France, j’ai commencé un dossier de presse qui recueille les propos du maire dans les années 2000, quand le gouvernement transformât le lundi de pentecôte férié, en jour ouvré.   

Pour tout vous dire, je ne l’ai jamais fini.

Pas le temps, la flemme, marre d’entendre parler de Pentecôte. 

La perspective d’un long voyage au fond des mes pupilles brillantes... m’ont enlevés la motivation de finir.  J'ai donc démarré mon voyage.

 Je l’ai commencé ! Pendant 6 mois je n'y ai pas touché, résigné. Au départ, le but était de faire un dossier infaillible, inattaquable, académique et professionnel…. Ce ne sera pas le cas, car je ne l'ai pas fini ! Il y a des failles, il manque des références, il manque des comparaisons, il manque du style littéraire, et tant d’autres choses que j’aurai voulu rendre parfaites.

Ceci dit, il y a un peu de contenu, on pourrait appeler ça : un brouillon avec des idées directrices, un plan détaillé, une ébauche. Libre à vous de le lire, de le juger, d’en penser ce que vous voudrez, mais par pitié,

Pensez ! Pensez par vous-même ! Réfléchissez !

Je n’ai entendu que trop de raisonnements sur Pentecôte et évidemment tout le monde a la science infuse.

Moi, Hugo Gelas, j’habite à Vic depuis que je suis né. Mon défunt père a une alvéole à son nom dans les arènes, ma mère est née à Vic, je suis né un 19 février, et j’ai sûrement été conçu 9 mois avant, lors d’un pentecôte bien arrosé, fin mai début Juin.

Je suis un enfant de Vic, un enfant de Pentecôte.

Et moi, je pense que cette fête elle ne m’appartient pas, je pense qu’elle n’appartient pas plus à la mairie qu’à la Maizonbleu, pas plus aux déguisés qu’aux rouges et blancs, pas plus aux vicois qu’aux non vicois. 

 Oui, je pense que la musique adoucit les mœurs, que les déguisements fraternisent les hommes.

Non je ne pense pas qu’on doit faire la guerre « aux rouges et blancs » et aux sono. 

Qui êtes vous, Fanfarons bien pensants pour donner des leçons de fête ?

Êtes-vous là, les vendredi soir d'hiver, au café des sports après l'entrainement de rugby, dans le cœur du village, vous qui vous revendiquez si vicois ? Non, et vous savez quoi, on s'en fout !

Car cette fête elle n'appartient à personne, et elle appartient à tout le monde!

Vous êtes tous les bienvenus ! 

Je pense que si on était un peu plus tolérants les uns envers les autres, nous n’aurions pas ce genre de discours primitifs et insensés qui jugent les gens sur leur tenue vestimentaire et leurs gouts musicaux. Et, pourtant, des "rouges et blancs", je n'en suis pas. Des "donneurs de leçons", je n'espère pas non plus.  Je pense que Pentecôte, chacun le vit comme il veut.

Moi,  je sais que je dépense des sommes folles et que je m’en fous !

Je sais que je bois du champagne au club taurin, que j’écoute des fanfares à la maison bleue,  que je bois des Ricards au café des sports et de la Jacqueline à la buvette du rugby !

Je me contrefous de savoir si c'est du champagne ou de la bière bon marché dans mon verre , si la musique que j’entends vient d'une fanfare ou d'une sono pourrie , tant que je fais des blagues avec mes copains et  que les jolies filles dansent. Je sais que dans l’espèce de symphonie psychédélique dans laquelle je suis: je ne sais même pas le soir, ce que j’ai fait le matin, ni où j’ai mangé, ni avec qui j’ai parlé. Je n’en sais rien, une nuée de rose est la dessus et tout le monde rit avec liberté et insouciance ravissante.

C’est Pentecôte ! 



Et vous voulez m’enlever ça ? Non, je ne rentrerai pas pour ce sordide simulacre de fête. Non je ne rentrerai pas pour Pentecôte s’il n’y a pas Pentecôte.

H.G

(HUGO nous a adressé son "DOSSIER".

Nous le mettrons en ligne sur un blog joint:         http://www.pentecotavic.canalblog.com

Pour vous y rendre il suffit de cliquer sur le lien que vous trouverez en fin de colonne de droite sur cette page, intitulé tout simplement:

Dossier de presse Pentecote a VIC.

La Gazette Vicoise)