"La chronique de TATOU numéro 3:

          Un bel exemple de courage

«Je ne veux plus rien en ville !! Tout doit se concentrer autour des arènes et du Club Taurin (mes nouveaux amis que j’ai) !». C’est par ces mots pleins de sagesse et de sens du dialogue que le maire de Vic a défini la nouvelle tonalité des fêtes (qui sont annulées, sans l’être et tout en l’étant). Seulement voilà !

Tous ne sont pas d’accord et une poignée d’irréductibles vicois, membres de l’association humanitaire «La Carence» ont refusé d’être écartés de la fête (qui est annulée, sans l’être et tout en l’étant).

Le président de cette ONG (Jean Mol Pauthe) nous a déclaré :

 - «après avoir épuisé toutes les possibilités de dialogue avec la clique au pouvoir, on a cherché d’autres solutions. De fait, la maison qui abrite nos activités humanitaires, en plein centre-ville, est exclue du périmètre de la fête (qui est, je le rappelle, annulée, sans l’être et tout en l’étant). Alors on a réfléchi ou en tout cas, on a essayé. On a étudié le déplacement de notre maison vers les arènes, en empruntant l’itinéraire à très grand gabarit de l’Airbus. Cette solution posait quelques problèmes techniques qu’on aurait pu facilement résoudre (on n’est pas complètement idiots !), et avait un avantage terrible : le seul terrain encore disponible pour une maison aux arènes, c’est le centre du ruedo. Nos membres n’auraient eu qu’à se pencher à la fenêtre pour voir la corrida. Mais, contre toute attente le Club Taurin n’a pas été d’accord, et donc, le maire (leur nouvel ami qu’ils ont) n’a pas été d’accord non plus. Après plusieurs séances de brainstorming (le brainstorming est un liquide jaune qui se trouble au contact de l’eau et des glaçons), on a eu l’idée, la bonne. On va faire un souterrain direct des arènes à notre maison, comme ça, on sera rattachés à la fête (qui est annulée, sans l’être, tout en l’étant). Et depuis, on creuse !»

Il faut saluer le courage de ces anonymes, de ces sans grade qui ont entrepris cette œuvre titanesque, pharaonique, uniquement pour rendre service, continuer à assurer leur mission de service public, continuer d’aider leur prochain, envers et contre tous, contre cette tyrannie qui les opprime ! «Ouvrir, boire et servir», telle est leur devise !

En attendant ce jour radieux, ils creusent, encore et toujours. Et aujourd’hui, ils ne sont plus très loin des arènes, ils touchent à la terre promise. 

Vraiment, un bel exemple de courage !

Le plan du (déjà) fameux souterrain:          

 tunnel


Un instant de détente entre 2 coups de pioche:

mine



La chronique de TATOU"