Ben voilà, fini les vacances...En cette veille de rentrée, la Gazette a décidé de reprendre sa plume et de se remettre au travail!

Et Dieu sait qu'il y en a du travail...Et bien oui, après la dette de la Grèce, le plan de sauvetage, le référendum, les premières sorties de Giulia et une étrange manifestation maritime en plein coeur du Pays Gascon qui a défrayé la chronique, la Gazette ne sait plus où donner de la tête...

Commençons donc par le commencement!  La Grèce...

Ah, la Grèce et Georges Papandréou, son premier ministre socialiste, qui après plusieurs rencontres avec les différents acteurs européens et l'élaboration d'un plan de sauvetage décide de faire appel au peuple Grec par référendum, en sachant que la réponse aurait plutôt tendance à tendre vers le "non", mettant ainsi en danger l'économie européenne pour des raisons de politique intérieure, et ce, afin de légitimer une position politique fragile et de pouvoir se dégager par la suite des répercussions de cette décision en faisant porter le poids de ces manoeuvres politiques sur les épaules des grecs...

Ça ne vous rappelle rien vous? 

Bon, alors, gardons la trame de fond mais remplaçons la Grèce par Vic-Fezensac, Georges Papandréou par Michel Sanroma, l'Europe par la Communauté de Commune (voire même le département), le référendum par la consultation et la dette grecque par le "coût des fêtes" et les repercussions économiques pour la commune et plus largement pour le Gers...

...Petit rappel tiré du site - http://www.ladepeche.fr/article/2011/06/07/1099948-des-toros-et-des-euros-ou-le-prix-de-la-corrida.html: "En 2004, lorsque le gouvernement a tenté de supprimer le lundi de Pentecôte, les organisateurs, ont aussitôt trouvé tous les politiques locaux à leurs côtés pour s'opposer à une telle décision. Pas étonnant, à l'époque, Philippe Martin, avait fait remarquer : « Ce serait un mauvais coup porté à l'économie départementale, Pentecôte c'est un chiffre d'affaire de 2,6 millions d'euros alors que sur un week-end normal, le flux monétaire ne dépasse pas 1,3 million d'euros. »

Vous aussi ça vous laisse perplexe?

Puis il faut dire qu'en feuilletant divers journaux le nez dans son café tout en écoutant France Info ce matin, la Gazette est restée pensive face à la stupeur dans laquelle cette annonce de référendum a laissé les différents acteurs impliqués dans ce mic-mac...là aussi, il y eut un echo à la stupeur qui a touché la commune, le département voire au-delà puisque les organisateurs de plusieurs férias du grand sud-ouest se sont exprimés sur le sujet Pentecôte!...

Décidément, on dirait qu'il commence à pousser des "os" à Michelios...

Continuons donc ce petit jeu de style...Le plan d'austérité...

Pour cela, prenons la définition du Wiktionnaire: "Austérité: Rigueur des pratiques et des doctrines religieuses, mortification des sens et de l’esprit"...Mortification des sens et de l'esprit...tiens, tiens...Comment peut-on qualifier la suppression de la fête, de ces moments de vie, de joie, de liesse et de partage? Bon, la Gazette ne se voulant pas inductive, elle vous laissera donc le soin de répondre à la question... continuons plutôt la définition: " Politique visant à réduire la dépense publique"...

Bon, là, s'en est trop!!!!

La Gazette suggère vivement à la Mairie de reprendre ce qui lui revient de droit! Qui aurait pu penser que pour résoudre le problème de la dette grècque, Papandréou allait ainsi et de manière aussi flagrante chiper la ligne politique de notre Maire? Cela dit, étant donné qu'il y a de fortes probabilités que la Grèce connaisse d'ici quelques temps de gros changements politiques, sachez que la Gazette soutient d'ores et déjà la candidature de Michelios Sanroméou comme premier ministre!

Bon, les point étant remis sur les yeux, allons encore un peu plus loin pour s'interesser à l' " Aganaktismeni".

"Aganaktismeni", ce sont ces Grecs révoltés qui se rassemblent en nombre depuis quelques semaines en dehors des structures syndicales et politiques traditionnelles, élan qui prend forme sur Internet via les réseaux sociaux !

Là non plus, on ne peut pas dire que les grecs aient inventé le fil à couper l'eau tiède! Il suffit de se pencher une fois de plus sur ce village d'irréductibles gersois qui se sont rassemblés tous à leur manière, avec leur coeur, leur affinité, leur amour de pentecôte dans une mobilisation sans précédent!

C'est lors d'une de ces manifestations que la gazette est allée une fois de plus vider son placard à déguiz' pour en ressortir sa plus belle marinière Saint-James achetée à Bayonne et hop, en route pour la manif!  Et une fois encore, la Gazette a eu le coeur serré par ces vicois et amis de vicois qui ont su se rassembler derrière notre maintenant célèbre FLV, et elle a même versée une larme à la lecture de se superbe texte : http://frontdeliberationvicois.blogspot.com/2011/11/le-plus-beau-des-equipages.html dont elle vous livre ici quelques lignes:

"Qu’est ce qu’on l’aime, ce foutu bateau… On le voie, dans le vague des vagues, soulever des marées humaines, et laisser dans son sillon quelques litres de mousses. On l’admire, porter à son bord ces caisses de matelots, ses coffres d’instruments, et ses trésors d’idées. On se régale, à fouiller dans ses calles, jamais sèches, pour déterrer des instants, des histoires, des regards qui ne mourront jamais. On profite de voir ce tout petit bateau accueillir tant de monde, et hisser sur un mat de fierté, une voile, symbole d’une singularité voulue, où il serait inscrit : « Ici, c’est Vic ! ».
Mes amis, je vous le dit la gorge un peu nouée. Notre bateau, notre cher bateau à mal. Il fut attaqué il y a un mois par des pirates de la pire espèce. Des Bachibouzouk. Des ectoplasmes. Cette équipe de bandits des eaux, traitres car nés sur notre pont, est venu à l’abordage de pentecôte, pour le trouer par le fond, et le remettre à quai. Triste constat d’une incompréhension, ou d’une aigreur incurable. 
Mais de quel droit ? De quel droit ??? Comment peuvent-ils s’imaginer couler NOTRE Pentecôte ? Comment peuvent-ils penser, un instant, que nous pourrons sombrer sans nous battre ?
Les fous, ils n’y entendent vraiment rien… !
En vérité, je vous le dit : pour éviter que ces pirates municipaux ne transforment notre « caravelle de joie » en « radeau de la méduse », il convient juste de s’attacher très fort à notre embarcation... Et ici, ensemble, tous ensemble, pour faire vivre pentecôte, refaisons ce que l’on y fait de mieux, et que les bureaucrates  n’ont a priori jamais su faire : s’amuser, tout simplement."

Sur ce, chers amis vicois, la gazette vous souhaite une très bonne reprise et espère que vous avez passé de bonnes vacances.

A très bientôt.

Gazettement Vôtre.